Conférence – le sens caché des natures mortes
La Samha propose un programme de cours, les Arts à la carte, pour permettre au public de se familiariser avec les grands mouvements artistiques. En 2026 la thématique est "l'art au XVIIème siècle". La quatrième séquence présente les natures mortes.
Les compagnies des Indes, le commerce triangulaire et la contrebande favorisent l'émergence d'une bourgeoisie marchande fortunée aux Pays-Bas durant le "siècle d'or", une période marquée par la prospérité intellectuelle, scientifique et artistique. Des particuliers aisés recherchent des peintures de petite taille pour décorer leurs demeures. Le marché de l'art se professionnalise et se structure sur les places d'Anvers puis de Paris. Dans la Hollande calviniste, les peintres s'adaptent à la religiosité ambiante et inventent un baroque "de l'intériorité", plus discret, plus intime. Ils réalisent des portraits, des paysages et surtout des natures mortes à vocation éducative et morale : les vanités. Si en pays latins elles s'appuient sur la figure d'un saint ou d'une pécheresse, chez les protestants elles sont une théâtralisation de la mort qui exclue l'image pieuse et met en scène la "vie silencieuse". Quel est le message spirituel, moral et religieux que les peintres adressent au spectateur dans ces compositions immobiles et fascinantes où ils mêlent fruits, crustacés, fleurs, citron à demi pelé, insectes, crâne, instruments de musique, pièces d'orfèvrerie, verre renversé, livre fermé, bougie éteinte ? La nature morte : une offrande qui appelle le désir ou un jeu de regard qui confronte le spectateur à sa propre disparition?
Période d'ouverture
Jeudi 24 septembre 2026.
De 18h à 20h.
Tarifs
8€/séance
Les adhérents peuvent bénéficier d'un abonnement pour les 5 séances au tarif préférentiel de 30€.
