Contenu principal

Cantal : l'art et la manière depuis 400 000 ans

Par ÉMILIE COMPIGNE

Havre de tranquillité et de savoirs au cœur de la ville, le musée d’Art et d’Archéologie d’Aurillac invite à découvrir l’évolution du Cantal, du paléolithique aux temps modernes, à travers les deux grandes thématiques évoquées dans son nom. Exploration…

musee art detail © Ville Aurillac

Ce musée, c’est avant tout un lieu pour se ressourcer, un refuge dont la sérénité tient beaucoup au bâtiment d'origine : un ancien couvent de visitandines. Lorsqu’il fait trop chaud ou trop humide, lorsque vous aurez arpenté à satiété les ruelles du vieil Aurillac, le musée constituera la halte idéale pour découvrir les Cantaliens sous un jour nouveau.

Un fonds inépuisable

Depuis 1753, les fonds du musée n'ont cessé de s'enrichir, avec notamment l’acquisition d’objets emblématiques du pays. Pour preuve, les quelque 500 parapluies en réserve, qui permettent de renouveler à l’envi l’exposition du rez-de-chaussée (à ne pas manquer, un parapluie de berger avec de véritables fanons de baleine, d'où le nom de l'accessoire…).
Le premier étage du musée, dédié à l’archéologie, est riche de témoignages utilitaires et symboliques des Cantaliens d’autrefois : silex caractéristiques du paléolithique et du mésolithique ; haches du néolithique, signes des premiers conflits de voisinages ; bijoux et monnaies, raffinements des âges de bronze et de fer ; verreries et poteries arvernes, hautement réputées à l’époque gallo-romaine… ou encore un rare sarcophage du Xᵉ siècle creusé dans un tronc d’arbre, triste emblème de la période trouble du Moyen Âge.
Un parfum d’encaustique, la flambée du “cantou” qui crépite, la miche de pain bien à l’abri dans le tiroir de la massive table en chêne… Il a fallu 400 000 ans d’évolution pour aboutir à l’idéal de la maison auvergnate, reconstituée plus vraie que nature dans le musée. On en saisit d'emblée toute l’ingéniosité…

L’art local… mais pas seulement

Au deuxième étage, les incontournables de la collection d'œuvres : Le Cheval Cantal (attribué à Géricault), la monture mythique et indestructible de Napoléon, un sublime buste en bronze de Rodin par Camille Claudel. Et surtout la sculpture finement ciselée et expressive de Victor Hugo par Rodin, qui l’offrit à la ville tant l’accueil et l’intérêt qui lui avaient été réservés l’avaient touché. Un sens de l'accueil qu'ont su perpétuer les Cantaliens !

Musée d'art et d'archéologie Aurillac

A lire également