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Le Cantal, terre de trail

PAR CATHERINE LEVESQUE

Trailers amoureux du défi et des paysages, le Cantal est fait pour vous ! Pentes soutenues ou chemins balisés, le volcan cantalien propose des milliers de kilomètres de chemins “roulants” pour tout type de trail et, chaque année en juin, un événement : l'Ultra trail du puy Mary.

"Ultra", "court", "team", "finisher", le trail c'est d'abord un jargon. "Au départ, des montagnards se sont mis à courir et à organiser des compétitions", résume Stéphane Bergzoll, médecin urgentiste et membre de l'association Tom 15, qui organise l'Ultra trail du puy Mary (UTPMA). On estime en France à 300 000 le nombre d'adeptes de cette pratique sportive en vogue, qui consiste à courir sur des terrains naturels. La règle : moins de 20 % d'asphalte sur des parcours de 16 km mininum, qui peuvent dépasser 300 km !

 

"Nos chaussures ont un peu plus de crampons que les runnings, sourit Julien Philippe, trailer depuis peu, qui affirme ignorer le chronomètre. On passe le cimetière, sur les hauteurs d'Aurillac, et c'est parti pour du trail ! Il est très facile de trouver des pentes soutenues dans le Cantal et nous disposons de milliers de kilomètres de chemins "roulants"." Comprenez "peu techniques", avec une terre meuble et la garantie d'un réel ressourcement.

 

 

 

 

 

 

Un formidable terrain de jeux

Pour les touristes qui n'auraient pas la possibilité de "télécharger leurs traces", ces sportifs, amoureux du défi et des paysages, conseillent les chemins balisés de Petite Randonnée.

"Rien qu'avec le topoguide du bassin d'Aurillac, on est surpris ! Non, le Cantal n'a rien d'une montagne à vaches ! C'est même un formidable terrain de jeux pour les trailers."

L'UTPMA, qui se déroule en juin, propose cinq formats de courses : une petite course pour les enfants ; le Trail d'Aurillac (16 km pour 150 m de dénivelé) ; une randonnée de 16 km (avec 500 m de dénivelé) ; le Marathon de la Jordanne (45 km pour 1 800 m de dénivelé) et l'ultra-trail du Puy Mary Aurillac (105 km pour 5 500 m de dénivelé positif). Il faut savoir gérer l'alimentation, la fatigue et mobiliser son mental pour terminer l’épreuve. Le vainqueur a mis douze heures pour parcourir l'ultra-trail contre 26 heures pour le dernier, surnommé "finisher", l'essentiel étant de participer.
"On s'y pique, conclut Julien. C'est la tête qui fait marcher les jambes !"

 

"Non, le Cantal n'a rien d'une montagne à vaches ! c'est même un formidable terrain de jeux pour les trailers"

utpma.fr

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