Contenu principal

La Margeride en vert et en sépia

Par catherine levesque

Hommage à un temps révolu, l'écomusée de la Margeride réunit deux sites patrimoniaux bien distincts et un jardin conservatoire.  Immersion dans la vie paysanne d'antan et dans la journée d'un écolier des années 30 avant une bolée d'air frais.

Une ferme, une école, un jardin. On peut visiter indifféremment chaque site de l'Ecomusée de la Margeride : aucun ordre n'est imposé ! Si l'on opte pour une chronologie, il faut commencer par la Ferme de Pierre Allègre, dans le petit bourg de Loubaresse, aux abords de la Truyère. La belle bâtisse en basalte et en granit date de 1788, mais Pierre et Antoinette Allègre y vécurent au milieu du XIXe siècle.

C'est leur rude quotidien que l'on découvre à travers des objets d'époque et des mises en scène fidèlement reconstituées : la souillarde, ancêtre de l'évier, le cantou, vaste cheminée auvergnate, le lit clos… L'été, on peut assister chaque mercredi à la fabrication du pain, qui cuit dans l'ancien four pendant la visite.

 

Blouses grises et récré au vert !

Le mardi, place aux devoirs de vacances avec… la dictée à la plume sur les bancs de l'Ecole de Clémence Fontille, non loin de là, dans un village de Ruynes-en-Margeride. Les plus petits se contenteront d'une page d'écriture dans ce lieu emprunt de nostalgie, qui accueillit ses premiers élèves en 1870.

On abandonne ensuite les blouses grises pour une récréation au vert dans le Jardin de Saint-Martin, qui s'épanouit à 950 m d'altitude au pied de la tour médiévale de Ruynes. Ici, nulle encre violette, mais des roses, un potager, des plantes aromatiques, un verger, des landes, une prairie naturelle, des haies, une rocaille granitique, une forêt de résineux, une mare à sphaignes… Autant de milieux naturels emblématiques de la Margeride cantalienne, aux confins de la Lozère et de la Haute-Loire. Retournez-vous : le paysage défile juste là, en un vaste panorama.

A lire également