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La Chapellénie : rusticité et raffinement en ville

Par catherine levesque

Au cœur du vieil Aurillac, la Chapellénie offre une halte apaisante dans un hôtel particulier du XIVe siècle restauré avec un goût exquis. Quatre suites grand confort entre luxe et authenticité.

On se souvient d'abord de la petite terrasse privée qui donne sur les toits d'Aurillac. Quand le temps s'y prête, Isabelle y sert son copieux petit-déjeuner, tout en haut de la maison médiévale qu'elle a restaurée avec son mari, dans une ruelle du centre-ville. Très attachée à ses racines auvergnates, cette Parisienne avait déjà remis un buron sur pied avec sa complicité, devenu un ermitage chic sans électricité. "Quand la météo nous empêche d'y accéder, la Chapellénie constitue une zone de repli", sourit la maîtresse des lieux.

Une luxueuse authenticité

La maison d'hôtes, qui propose quatre chambres spacieuses avec salle de bains, a su conserver la patine du temps et la beauté brute des matériaux d'origine - bois, pierre - tout en accueillant des meubles et des objets fabuleux chinés lors de nombreux voyages… ou sur place. Comme les lettres de l'enseigne du dernier quincailler d'Aurillac, "Richard", devenues un élément décoratif, ou cette cloison débitée dans un séquoia abattu dans le parc voisin. "Nous avons tout détricoté en retirant les ajouts du XIXe et du XXe siècle, raconte Isabelle, tout en conservant la trace des occupants précédents." Témoins, ce morceau de papier peint sur la cheminée d'une chambre du premier étage ou d'anciennes peintures à l'étage supérieur.

 

 

Dans la cuisine ultra-moderne, elle pointe du doigt sur le linteau la pierre la plus vieille de la maison, datée de 1380. Avant de nous entraîner au salon devant un immense feu de cheminée, propice aux discussions. "Ici, les gens convergent d'un peu partout. Nous faisons des rencontres sublimes que je mets au crédit de l'Auvergne…".

 

Un-Jour-En-Auvergne

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