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L'amer à boire

Par catherine levesque

Gentiane©Couderc.jpg

Il se parfume à la gentiane blanche et parle avec pédagogie d'une plante qui se boit à l'apéritif : la gentiane.
Jean-Jacques Vermeersch, PDG bon vivant de la distillerie Couderc, aime son produit et évoque aussi celui des autres et notamment l’Avèze.

 

Loyal, il propose une dégustation à l'aveugle dans les verres de ses concurrents. Au néophyte qui n'y voit que du jaune, il suggère un ordre dans la dégustation, doublée d'une explication. Commençons par l'histoire.

 

Quand Louis Couderc crée la "Distillerie du centre" à Aurillac, en 1908, ils sont une centaine à élaborer des alcools et des sirops sur le territoire.

 

 

 

"On servait la gentiane dans des fûts !", s'amuse le chef d'entreprise, qui projette pour 2015 l'ouverture d'un centre dédié à ce produit hautement identitaire, en partenariat avec Desprat Vins.  Situé à Salers, ce musée proposera une vue à 360° sur les monts du Cantal.

 

Une habitude
bien ancrée

Aujourd'hui, il se consomme encore 100 000 bouteilles par an dans le département, contre 8 millions de cols en France sur le marché de l'amer.

"Certaines marques ont apprivoisé l'amertume pour la rendre accessible au plus grand nombre. Chez Couderc, nous sommes un peu les derniers des Mohicans avec nos 60 000 bouteilles par an et 900 000 chez Avèze. Notre formule classique, à 16°, est issue de quatre mois de macération, contre neuf mois pour la formule Intense, qui titre 18°."

Comme chez Avèze, cette dernière se cantonne essentiellement à la région. Preuve que la consommation de gentiane amère reste bien ancrée dans les habitudes auvergnates.

 

distillerie-couderc.com

 

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