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La Terrasse : une rivière de plaisirs

Par Catherine Levesque

Cinq générations se sont succédé à La Terrasse, un hôtel-restaurant posé au bord du Lot, à Vieillevie, dont la cuisine généreuse et inventive a été récompensée par un Bib gourmand au Guide Michelin et une toque au Gault-et-Millau.

©Pierre.Soissons

 

Un soleil de plomb invite à piquer une tête dans la piscine. Mais l'on choisit avant tout de s'enivrer des parfums de la glycine qui, en ce printemps précoce, forme un spectaculaire toit végétal sur la vaste terrasse. "Le plus vieux pied a été planté par mon grand-père en 1925, un autre en 1947", rapporte fièrement Paulette, qui fut longtemps la maîtresse des lieux avant de passer le flambeau à sa fille, Sophie, et Christophe. Et de montrer du doigt le pied marcotté par son mari, en 1976, puis deux beaucoup plus fins – ceux de ses petits-enfants.

 

Nous ne sommes pourtant pas dans une pépinière, mais dans un hôtel-restaurant du charmant village de Vieillevie, La Terrasse. Cet ancien relai de diligences a subi de nombreuses transformations au fil du temps. "Mes arrière-grands-parents étaient déjà là en 1870, souligne Paulette, à l'époque de la ligne Entraygues-Decazeville. Puis ma mère a souhaité créer des chambres d'hôtel et mon père a fait construire une piscine."

©les-logis
©les-logis

Truite fario et moelleux à la verveine de chez Couderc

Entourée de transats et de bananiers, la piscine donne directement sur le Lot. "Un pur bonheur, selon Daniel-Jean Cassagne, comédien et châtelain du village, qui se fait volontiers l'ambassadeur de ce lieu enchanteur lors de ses tribulations parisiennes. Un deuxième bâtiment dispose de quinze chambres et d'un cours de tennis. Depuis 2006, Christophe, formé à de grandes tables, est aux fourneaux, où il revisite avec brio les produits locaux avec une touche méridionale (nous sommes à l'extrême sud du Cantal !) : escargots de Massiac au chorizo doux, mousseline de chèvre frais (fabriqué sur la commune), au jus de cresson émulsionné ; truite fario d'Estaing, à 35 km en amont ; pièce d'Aubrac d'un boucher aveyronnais ; moelleux au chocolat du cœur duquel s'écoule une verte verveine de chez Couderc. Ouvert du printemps à l'automne, l'établissement rénové, qui compte désormais 23 chambres et une quarantaine de couverts, attire une clientèle fidèle de locaux et de touristes. Et on les comprend ! Ne serait-ce que pour un verre… en terrasse.

 

hotel-terrasse.com

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